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  • fdenanteuil

Rapport hebdomadaire du 30 septembre 2022


Nouvelles importantes de la semaine

Sabotage du Nordstream Lundi, les deux pipelines Nordstream 1 et 2 ont été crevés à 4 endroits différents. Une action aussi précise relève nécessairement du sabotage. Cette nouvelle est probablement moins importante qu'il n'y parait, car de toutes les manières le Nordstream ne fonctionnait pas du tout (ni le NS 1, ni le NS 2 bien sûr). D'autre part, s'il y avait une volonté politique commune de réparer le Nordstream, ce serait très faisable en quelques mois. Il faut savoir que lors de la pose du Nordstream 1, les morceaux de pipelines avaient été soudés au fond de la mer Baltique, puis le tuyau avait été vidé de son eau. La réparation potentielle consiste avant tout en un travail de soudure sous-marine, et la mer Baltique n'est pas très profonde. Les techniciens du Nordstream sauraient faire ce genre de travail de réparation-soudure en quelques mois si besoin. Ukraine Dans la tradition du formalisme de type soviétique, un référendum a été effectué dans les régions envahies par la Russie. Etant donné le résultat de ce "référendum", Poutine devrait annoncer en début d'après-midi l'annexation d'au moins 1 des 4 régions ukrainiennes envahies par son armée. Cette annonce ne devrait pas être très populaire auprès de la communauté internationale. Gazprom a prévenu Naftogaz (réseau ukrainien) de représailles si Naftogaz continue son dossier en arbritrage international. Naftogaz réclame en effet des loyers impayés à Gazprom pour les capacités de transport non utilisées, pourtant contractées sur plusieurs années par Gazprom. A Nova Kakhovka, l'Ukraine a détruit hier une partie du seul gazoduc amenant du gaz vers la Crimée, (ce gazoduc passe par le sud de l'Ukraine). En représailles, le flux gazier russe passant par l'Ukraine pourrait être réduit encore, ce qui affecterait tout particulièrement les volumes contractés par l'Italie. La position pro-Ukraine de Meloni pourrait aussi renforcer cette possibilité. Destruction de demande L'Allemagne tente de réaliser un numéro d'équilibriste, il faut que la demande gazière baisse d'une manière ou d'une autre, sans détruire l'économie. Le choix du gouvernement semble se porter sur le maintien de l'emploi industriel, quitte à ce que le consommateur particulier allemand ait un peu froid cet hiver. Un plafond des prix du gaz est donc en discussion pour les industriels. L'Allemagne rembourserait la différence entre le prix de marché et le plafond. En France, un agenda de coupures d'électricité est en préparation en cas de nécessité. Cela devrait affecter certaines régions en particulier (PACA notamment). Pour le reste, les prix élevés continuent d'affecter la demande comme nous le constatons chaque jour en Europe (la France étant un peu moins affectée). Enfin on constate un certain flottement dans les marchés macro-économiques européens ces derniers jours (actions, change) à cause de l'inflation et de la hausse des taux directeurs. Cela pourrait aussi contribuer à un ralentissement économique.

Stockages gaziers

Nous serons à 92-93% de stockage en Europe très bientôt, étant donné la douceur des prochains jours.



Offre/demande gazière projetée en Europe


Il nous semble que le déficit gazier russe sera comblé par le GNL et la réduction de demande.

Nous n'avons cependant pas encore modélisé la fin complète des flux gaziers russes par l'Ukraine. Ce serait le dernier atout que Poutine pourrait mettre sur la table.


Offre/demande de gaz en Europe (hors Turquie, Hongrie et Turk Stream)




Electricité


Les prix demeurent difficiles à expliquer fondamentalement sur l'électricité en France.

Le contrat de décembre se négocie toujours à 1400 eur/MWh, ce qui impliquerait 1 heure sur 3 ou sur 4 au prix plafond de la bourse.

C'est quasiment impossible, surtout au vu du plan de coupures de consommation d'électricité.



Perspectives

Les annonces russes font toujours la une du marché du gaz.

Néanmoins, au-delà de l'effet d'annonce toujours haussier, le marché de l'énergie semble de moins en moins impacté par l'escalade grave liée à la crise avec la Russie.

C'est un signe qui montre que l'Europe est en marche pour se passer du gaz russe.

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