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Rapport hebdomadaire du 18 février 2022


Nouvelles de la semaine


Russie-Ukraine

Cette semaine, le 15 février, la Douma (Parlement russe) a validé un texte de loi demandant la reconnaissance des républiques de Louhansk et Donetsk.

La Douma cite en effet :

-les "avancées démocratiques depuis 8 ans" de ces deux républiques...

-l'avancée d'un appareil d'état formel...

-l'approbation de l'indépendance par la population locale par référendum en 2014 à près de 90%...


Le texte sera ensuite soumis à approbation par le président Poutine (qui ne l'a pas encore signé aux dernières nouvelles). L'Union soviétique avait souvent respecté un formalisme juridique même dans ses actions les plus brutales et injustifiables (procès politiques etc), il semble que la Russie actuelle veille aussi à ce type de formalisme. Une fois ces deux républiques reconnues, elles devraient alors conclure sur-le-champ des alliances militaires formelles avec la Russie. A la première incartade à Donetsk ou Louhansk, la Russie sera "appelée" par le formalisme de cette alliance potentielle et "n'aura d'autre choix" que de répondre par la force.

Voilà ce à quoi pourrait conduire le nouveau texte de loi de cette semaine à la Douma. Il suffit de quelques signatures par Poutine pour déclencher cet engrenage. Malgré les nouvelles d'un retrait de troupes, ces avancées dans le formalisme décrit ci-dessus sont plutôt inquiétantes.

Déclarations de Ursula von der Leyen

Madame Von der Leyen a estimé dans un discours mercredi à Strasbourg que l'Europe serait prête en cas de coupure majeure de gaz russe. Elle a cité des conversations constructives qu'elle avait eues avec des exportateurs de gaz LNG et avec certains consommateurs asiatiques (Japon).

L'Europe peut bien sûr payer une prime énorme pour détourner un grand nombre de cargos de LNG vers l'Europe, mais le coût sera faramineux.

En langage normal, "être prêt" signifie qu'en cas d'évènement négatif, les conséquences ne seront pas trop graves.

Pourtant, si on doit remplacer 200 mcm/j de gaz russe, par du gaz 100 euros/MWh plus cher, pendant 3 mois, le surcout serait alors de :

200 mcm x 11 000 (conversion MWh) x 100 eur/MWh x 90 jours = 20 milliards d'euros par trimestre, sans compter les externalités négatives supplémentaires.

Ce discours de Madame Von der Leyen était vide de sens.



Marché du CO2

Des discussions continuent pour tenter de stabiliser le marché du CO2.

Les pistes évoquées sont celles de mécanismes de réserves supplémentaires pour revendre plus de contrats de CO2 en cas de hausse trop violente.



Flux gaziers


La Russie de nouveau à ses envois minimums vers l'Europe. Les arrivages de LNG sont en baisse aussi.



Stockages de gaz


La douceur a permis d'économiser le stockage gazier en Europe.



Balances prévisionnelles


L'Europe a eu la chance de ne pas voir de vague de froid depuis le début de l'année. Vous pouvez constater en rouge la faible demande cette année. Avec une demande normale, nous aurions eu de gros problèmes.



Electricité en France


La faible disponibilité nucléaire maintient les prix français proches des prix italiens, même en cas de douceur comme en ce moment.



Conclusion


L'épée de Damoclès russe demeure. L'Union Européenne ne mesure pas assez les conséquences d'un arrêt potentiel d'envois gaziers russes. Il peut être intéressant de couvrir du gaz pour l'hiver prochain à ses niveaux avant que la situation ne dégénère avec la Russie.

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